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Consultation en diagnostic des capacités organisationnelles et en identification des besoins préalables à la mise en place d’un programme formation
Procurement Process :RFP - Request for proposal
Office :UNWOMEN - HAITI
Deadline :22-Oct-18
Posted on :10-Oct-18
Development Area :SERVICESSERVICES
Reference Number :50482
Link to Atlas Project :
Non-UNDP Project
Documents :
Termes de references
Overview :

Malgré les avancements en matière de stabilisation en Haïti au cours des dernières années, les nombreuses discriminations auxquelles font face les jeunes, en termes d’accès à l’emploi, aux services sociaux et à la participation aux affaires publiques peuvent parfois déclencher un cercle vicieux de transmission intergénérationnelle de la pauvreté, de vulnérabilité, de mécontentement, d’agitation et d’instabilité. En Haïti, 58% de la population a moins de 24 ans - un chiffre qui devrait augmenter de 7% d'ici 2030. En général, les jeunes en Haïti sont frustrés car ils sont davantage exposés au chômage et au risque d’exclusion du marché du travail, ne disposent souvent pas d’espaces publics pour les loisirs ou pour socialiser entre eux et ne participent pas suffisamment aux affaires publiques de leurs villes. Les jeunes hommes et jeunes femmes vivent souvent ces défis différemment. Par exemple, les opportunités d'emploi et les espaces publics disponibles pour les jeunes hommes peuvent ne pas être accueillants pour les jeunes femmes, y compris en raison de la menace de harcèlement sexuel et d’autres formes de violence basées sur le genre.

Suite au passage du cyclone Mathieu le 4 octobre 2016, de nombreux habitants de Jérémie ont fait état d’une recrudescence de la violence. Bien qu’elle soit difficile à étayer par des données, cette perception est liée a l’augmentation de la vulnérabilité socio-économique en général. Les femmes et les jeunes femmes en particulier constituent l’un des groupes les plus exposés à la violence. En effet, la violence contre les femmes semble augmenter dans les périodes de crise et de catastrophes lorsque le sentiment de contrôle des hommes est diminué et que les capacités de protection sont réduites. La prédominance des croyances et des stéréotypes de genre qui perpétuent l'inégalité des sexes est considérée par les associations de femmes de la région comme l'une des causes de la violence contre les femmes à Jérémie.

Le cyclone, qui a également provoqué d’importants dégâts en matière de logements et de production agricole, est à l’origine d’un déplacement important de populations des zones rurales vers la ville principale du Département de la Grand’Anse. L’absence d’espaces formels de participation des jeunes femmes et des jeunes hommes à la vie politique de la ville et le manque d’espaces publics, d’instruments et de plateformes pour le dialogue et la transformation pacifique des conflits entre les différents acteurs sociaux ne fait qu’affaiblir le lien, déjà précaire, entre les institutions de Jérémie et sa jeunesse. Un déficit est constaté à Jérémie en matière d’accès à des discours favorables à une culture de paix et de prévention de la violence, que ce soit dans les écoles ou à travers les moyens de communication communautaires. Il existe un certain conflit générationnel et une image peu valorisante des jeunes de Jérémie, souvent perçus comme victimes ou comme instigateurs de violence mais rarement comme des agents positifs de changement et de construction de la paix dans les communautés.

Ce projet conjoint OIM, PNUD et ONU Femmes, financé par le fonds pour la consolidation de la Paix (PBF), intervient précisément suite au constat d’une recrudescence de la violence, en particulier en termes d’agressions et de tentatives de viol, après le passage du cyclone Mathieu, le 4 octobre 2016, qui avait lourdement affecté le Département de la Grand’Anse en général et la ville de Jérémie en particulier. Le cyclone, qui a provoqué, entre autres, d’importants dégâts en matière de logements et de production agricole, est à l’origine d’un déplacement important de populations des zones rurales vers la ville principale du Département de la Grand’Anse. Ceci a généré la constitution d’établissements spontanés, accentuant la densité urbaine, la pression sur les services de base, la promiscuité, l’aggravation des conditions sociales et sanitaires et également sécuritaires. 

Cette initiative cherche, dans une logique de prévention de la violence et avec une attention particulière sur les jeunes (filles et garçons) et les organisations de jeunes, à promouvoir une culture de la paix et un lien plus étroit et de collaboration entre la société civile et l’administration publique. En ce sens, le projet cherche à accompagner la mairie de Jérémie et les jeunes femmes et hommes de la ville à travers une démarche de concertation et des actions d’éducation et de sensibilisation pour la paix qui paraissent indispensables pour renforcer le contrat social entre l’administration locale et ses administrés.  Cette initiative déroulera ses actions dans la commune de Jérémie, ville principale du Département de la Grand’Anse, lourdement touchée par le cyclone Mathieu d’octobre 2016.

Le développement d’un dialogue social entre et avec les jeunes sur les questions de citoyenneté, de relation de genre et de violence constitue un axe d’intervention important en vue d’ouvrir un débat sur les causes, l’impact et les environnements dans lesquels les actes violents sont perpétrés.

Le partenariat avec des organisations de jeunes et des institutions éducatives et académiques constitue l’un des véhicules associés avec la mobilisation sociale en vue d’atteindre cet objectif. 

ONU Femmes recherche donc  une firme pour faire l’état de lieux et l’adaptation des modules préalable à la mise en place d’une attestation universitaire.