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Recrutement d’un(e) Consultant(e) National(e) avec expertise en gestion des pollutions industrielles pour l’Étude sur les impacts environnementaux de l’économie bleue et la mise en place d’un dispositif d’évaluation et de gestion du bon état écologique
Procurement Process :IC - Individual contractor
Office :GUINEA, Office - GUINEA
Deadline :26-Mar-20
Posted on :12-Mar-20
Development Area :CONSULTANTS  CONSULTANTS
Reference Number :64232
Link to Atlas Project :
00072231 - Environnement & Dévelp durable
Documents :
TDRS
LA NOTICE
Overview :

Les défis auxquels la Guinée est confrontée (éducation, formation, pauvreté, etc.) pourraient être surmontés grâce à l’immense potentiel dont dispose ce pays. Dans cette perspective, les autorités nationales s’attachent à créer les conditions d’une transformation économique et sociale durable, en menant à bien une série de chantiers prioritaires et en ayant une vision stratégique d’avenir. C’est dans ce contexte que la Guinée se tourne vers l’économie bleue, afin d’en tirer parti et d’optimiser ainsi sa dynamique de développement. En effet, l’économie verte et l’économie bleue représentent des grands vecteurs de transition du pays, le développement durable étant devenu une priorité.

La Guinée élabore actuellement sa pré-stratégie nationale d’économie bleue, consciente que cette dimension est une évidence pour elle, à l’instar des 38 pays côtiers que compte le continent africain. Cependant, si le développement de l’économie bleue est une manne pour les pays qui disposent d’une façade maritime, de fleuves et de lagunes afin d’en tirer profit, les modèles d’exploitation de ses ressources hydriques doivent être impérativement durables et résilients. En effet, le milieu marin est un patrimoine précieux qu’il convient de protéger et de préserver. Ainsi, outre une bonne planification spatiale maritime et des modes d’exploitation innovants car distincts des filières traditionnelles, il importe de veiller à préserver la diversité biologique de la mer, à en garantir la propreté et le bon état sanitaire, de manière à prévenir les atteintes aux écosystèmes et afin d’en conserver tout le dynamisme et tout le potentiel de productivité. Il faut dire que la protection de l’environnement n’a pas été́ une priorité́ pendant de nombreuses années. Avec la dégradation des milieux naturels (les ruissellements agricoles, la déforestation, la sédimentation des cours d’eau et des lacs, la surpêche etc.), les eaux continentales ont été́ fortement impactées par des apports massifs de matières organiques transportées du fait de sols érodés. L’enrichissement excessif des eaux douces en matières nutritives (eutrophisation) a provoqué́ une explosion des végétaux aquatiques envahissants. Cet aspect s’est aggravé avec la dégradation du cadre de vie urbain (une croissance démographique exponentielle, l’intensification du transport maritime et fluvial). Concomitamment, la pollution industrielle et le déversement de déchets toxiques sont devenus un aspect crucial. Faute d’un changement rapide et important de comportement sur ces points, la pression sur les écosystèmes va continuer d’augmenter entrainant des dégâts qui seront, à la longue, irréversibles. Aussi, en parallèle de la mesure et de la gestion du bon état écologique, Il est urgent de réaliser un état des lieux législatif, réglementaire et technique du dispositif d’inspection des installations classées protection de l’environnement (ICPE) : état des savoirs, moyens de contrôle (humains et matériels), besoins en formation. En effet, les rejets industriels nécessitent une attention particulière au regard de la situation. Cette action pourrait être corrélée à un examen du Système Général Harmonisé (SGH), dispositif qui concerne l’importation, la production et l’utilisation des produits chimiques dangereux et assortie d’une formation destinée à toutes les parties prenantes de la gestion des produits chimiques dangereux en guinée (autorité de contrôle, services de l’agriculture, des douanes, de l’inspection du travail, etc.) intégrant un volet consacré à l’appropriation des connaissances collectées dans le cadre du règlement REACH.

A cette fin, le Ministère de l’environnement et le bureau-pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), envisagent recruter  un (ou une) consultant(e) national(e) pour une évaluation de la mise en œuvre des dispositions prévues au décret nº 200/PRG/SGG/89 portant régime juridique des « Installations classées pour la protection de l'Environnement» et à l’arrêté conjoint Nº 93/8993/PRG/SSG fixant la nomenclature technique des installations classées pour la protection de l'environnement. Le (ou la) consultant(e) national(e) fera une analyse du cadre législatif des ICPE. Par la suite, cette analyse permettra de proposer des axes d’actions pour optimiser ce dispositif indispensable au développement de l’économie bleue en Guinée et travaillera avec deux consultants (international et national), le PNUD assurant la direction de ce projet.

Il est essentiel, dans le cadre de l’économie bleue, que le domaine marin fasse l’objet d’une surveillance permanente pour s’inscrire dans une perspective de développement durable. C’est pourquoi, il conviendra d’analyser le cadre législatif des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) ainsi que la nomenclature afférente dans le but de faire évoluer cette législation, notamment au regard du Système Général Harmonisé et des données scientifiques acquises par le biais de l’évaluation des dangers des produits chimiques via le règlement REACH.