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Recrutement d’un(e) Consultant(e) national(e) « Etude de l’architecture d’un dispositif de pilotage d’un service public numérique de l’éducation et de l’alphabétisation »
Procurement Process :IC - Individual contractor
Office :GUINEA, Office - GUINEA
Deadline :13-Apr-21
Posted on :29-Mar-21
Development Area :CONSULTANTS  CONSULTANTS
Reference Number :76878
Link to Atlas Project :
00128796 - Accelerator Lab – Guinea
Documents :
LA NOTICE
TDRS
Overview :

La Guinée est engagée dans un processus de réformes structurelles en faveur de son émergence. Dans cette perspective, elle entend répondre à différents défis parmi lesquels figure celui de l’éducation et de l’alphabétisation. En effet, le développement socio-économique du pays dépend, en grande partie, de l’attention donnée à l’éducation de base (préscolaire et primaire), à l’enseignement secondaire (collège et lycée), et aux actions en faveur de l’alphabétisation, missions qui relèvent du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), et qui mobilisent plus de la moitié des personnels de la fonction publique guinéenne, soit environ 120 000 personnes. Dès janvier 2017, le MENA a investi dans l’élaboration d’un nouveau diagnostic de son système éducatif (RESEN), prolongeant ainsi celui qui avait été réalisé en 2004-2005 de façon à disposer d’un panorama couvrant une période rétrospective de 15 années (2004 à 2019). A travers cette initiative, il est devenu possible d’identifier, avec un recul suffisant, les forces et les faiblesses du système éducatif guinéen, de matérialiser les progrès réalisés jusqu’ici, et de définir les meilleures options en matière de politiques éducatives pour l’avenir. C’est un enjeu de taille quand on sait qu’un guinéen sur deux, âgé de 5 à 24 ans, n’a jamais été scolarisé, que 1,6 million d’enfants âgés entre, 5 et 16 ans, sont en dehors du système éducatif, et qu’un tiers des jeunes guinéens scolarisés n’atteint pas la classe de CM2. C’est aussi un défi vis-à-vis des jeunes guinéens scolarisés (trois millions d’élèves inscrits dans des établissements scolaires publics et privés) qui, pour des raisons démographiques, voient leur nombre croître de manière considérable : il a triplé entre 2007 et 2017 dans le préscolaire, et presque doublé sur cette même période dans le primaire. Cela va nécessiter de trouver des solutions en interne (au sein de l’appareil ministériel) qui sortent des modèles traditionnels, d’autant que les prévisions les moins alarmistes penchent en faveur d’un rythme de croissance de la population scolarisable en augmentation de 50% tous les dix ans. A cela s’ajoute enfin, la question des jeunes adultes et des adultes inscrits à des programmes d’alphabétisation, qu’il faut intégrer en vue de favoriser leur accès à des emplois plus décents. Il s’agit plus précisément, de sortir une part de ces adultes de la grande pauvreté et, pour les plus jeunes, de leur offrir un avenir à la hauteur des ambitions du pays. Dans ce contexte, le MENA doit répondre à des problèmes externes (permettre à un nombre toujours plus grand de personnes, n’ayant pas encore intégrées le système éducatif, d’être scolarisées et alphabétisées) et internes : - trouver des solutions pour pouvoir absorber les flux de plus en plus importants d’élèves qui se bousculent aux portes de l’école ; - mieux lutter contre le redoublement et le décrochage scolaire ; - garantir une sécurité pleine et entière aux élèves ; - assurer une meilleure gestion de carrière aux enseignants ; - améliorer leurs conditions d’exercice afin de prévenir les mouvements de grèves via une meilleure gestion de leur quotidien (administration, programme, cours, examens, etc.) ; - renforcer leurs compétences ; - prendre en compte l’élargissement du parc scolaire (les infrastructures existantes, celles en cours de construction, celles qu’il conviendra de bâtir pour répondre aux besoins) : - etc.

Dans le prolongement des diagnostics réalisés (RESEN) et des résultats des études connexes menées avec l’aide de partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, UNICEF, UNESCO, AFD, etc.), le Gouvernement guinéen a élaboré son programme décennal pour l’éducation (ProDeG 2019-2019) qui s’attache à planifier une série d’objectifs à court, moyen et long termes, en vue d’assurer la continuité du service public de l’éducation en répondants aux nouvelles contraintes qui s’ajoutent à une situation déjà tendue. Parallèlement et par la voix de son ministre, le MENA souhaite être accompagné dans l’architecture d’une stratégie de développement d’un service public numérique de l’éducation et de l’alphabétisation : envisager sa dimension prospective, ses contours, ses grands axes d’action et les modalités pratiques de son déploiement. A cette fin, et en vue de pouvoir placer les données scolaires au cœur d’une stratégie numérique du système éducatif guinéen, de développer les compétences numériques des professeurs et des élèves, puis d’enseigner avec le numérique sur l’ensemble du territoire national, le bureau-pays du PNUD recrute un (ou une) consultant(e) international(e) de haut niveau, capable de produire une étude prospective et de doctrine en vue de l’architecture d’un dispositif d’élaboration et de pilotage ″d’un service public numérique de l’éducation et de l’alphabétisation″ en Guinée.